En 5 ans, je ferai du Congo une petite Suisse.


Cette assertion du professeur Pascal Lissouba reste d’actualité, puisque faisant toujours partie de ses mensonges les plus tonitruants. Ce mensonge nous rappelle malgré tout que transformer le Congo en petite Suisse est possible. Le tout est de savoir comment s’y prendre. Lissouba voulait s’y prendre par les armes, l’ethnie, la tribu classe et il a échoué. Lamentablement.
Plus de 18 ans après, je propose une autre démarche aux congolais. Une autre façon de faire du Congo une petite Suisse. Ma démarche vise à supprimer les villages congolais et de les regrouper autour des villes importantes comme : Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Kinkala, Gamboma, Owando, Ouesso et Impfondo.
Ainsi, pour Pointe-Noire, tous les districts du Kouilou à savoir : Hinda, Kakamoeka, Madingo Kayes, Mvouti, Nzambi, Tchamba Nzassi, feront dorénavant partie des quartiers de cette ville. Les quartiers nouvellement crées garderont les noms des districts d’hier.
On déplacera les populations de ces districts afin de les installer dans leurs nouveaux quartiers. Les vivants et les morts. Les cimetières en effet feront partie de cette grande vague migratoire.
Dans les cimetières de nos villes, nous aurons désormais des quartiers. Quartier Pointe-Noire pour tous ceux qui sont morts et enterrés à Pointe-Noire, quartier Tchamba Nzassi pour tous ceux qui sont morts et enterrés à Tchamba Nzassi pour permettre aux familles de continuer à se recueillir sur les tombes de leurs parents défunts.
Le principal avantage de regrouper les congolais de la sorte est de leur permettre d’avoir un cadre de vie décent : eau, électricité, école, santé, Internet, routes, nourriture. Tous les congolais ont droit aux soins de qualité, à l’école, à l’eau, à l’électricité, etc.


La débauche des moyens que le gouvernement actuel met en œuvre dans sa politique dite de « municipalisation accélérée » doit être repensée. Tout doit partir de l’idée suivant laquelle, qu’est ce qui est bien pour le Congolais du 21ème siècle ?
Le congolais a besoin d’eau, d’électricité, de santé, d’école, d’Internet, etc. Est-ce que nous pouvons garantir au paysan de Mossendjo l’accès à ces denrées de première nécessité ? Je crois non. Comme nous ne pouvons le lui garantir que dans 200 ans - d’ici que le Christ ne soit pas déjà de retour et qu’il ne soit trop tard - rapprochons dès aujourd’hui ce paysan de Dolisie qui est déjà urbanisée ou de Nkayi.
Municipalisons de façon accélérée nos villes en construisant de nouveaux quartiers. En cherchant à développer des petits villages sans importance, on disperse nos ressources financières comme on le constate sous le ciel congolais de nos jours.
La débauche des moyens est le fruit de notre manque d’imagination et de l’absence notoire des qualités d’homme d’Etat qui feraient de nos politiciens les artisans de la construction du Congo postcolonial.
L’égocentrisme, une vie insalubre plongée dans le sexe et les excès en tous genres poussent la plupart d’entre eux à moderniser les contrées éloignées ou l’accès est difficile, souvent de moins de 5.000 congolais sans mesurer le coût du transport des matériaux de construction, le déplacement des ouvriers qualifiés de Brazzaville ou Pointe-Noire, l’organisation de la vie sur le chantier, le coût d’approvisionnement en eau potable et en énergie, etc.
Mais comment s’y prendre ? Le pays est immense et les moyens sont insuffisants et lorsqu’ils sont mal employés, on fera toujours un peu par ici et un peu par là. Les problèmes resteront entiers pour tous les congolais et l’homme politique ne saura pas par où commencer et qui satisfaire en premier.
Les inégalités décriées par les uns et les autres sur les privilèges accordés à certains villages demeureront. Nous devons commencer à repenser la façon de construire le Congo. Le Congo est sous-peuplé. Ce qui pousse à envisager autrement sa construction en ayant à l’esprit le souci de relever le niveau de vie de tout citoyen.
La population de Pointe-Noire est estimée à 650.000 habitants et celle du Kouilou à moins de 200.000 habitants soit environ un total de 850.000 habitants. A-t-on besoin de plus de 5 districts et plus de 40 villages pour se donner mal à la tête à réfléchir comment apporter de l’eau par exemple au paysan du Bas-Kouilou?
La solution est simple et toute trouvée. Construisons autour de Pointe-Noire de nouveaux quartiers que l’on dénommerait comme repris plus haut Tchamba Nzassi, Mvouti, Madingo Kayes, etc
Nous garderons des lieux de mémoire comme Loango pour développer le tourisme. Ceux-ci feront le plaisir des familles, le temps d’un week-end pour voir de quoi était fait le Congo d’hier.
Elvis NGATSE
elvisjunior73@gmail.com

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Congo Brazza : un statut de coopérant pour les congolais de la diaspora

A Pointe-Noire, un homme dort avec une femme, et se réveille au cimetière !

Congo Brazzaville : municipalisations accélérées et palais présidentiels