Les logements pour tous au Congo: la solution est trouvée.


Le Président de la République, a lancé il y a quelques mois à Kintélé, à 25 km au nord de Brazzaville, les travaux de construction de 1.000 logements sociaux d’un coût global de 50 milliards de FCFA.
Ce Projet se donne pour ambition de doter le pays en nouveaux quartiers et vise à améliorer les conditions de vie des congolais. Si cette action est à encourager, il n’en demeure pas moins que de social, ce projet risque de ne pas atteindre cet objectif majeur.
En effet, lorsqu’on fait un calcul survolé, chaque maison reviendra à 50.000.000 de FCFA. Ce qui à première vue paraît exorbitant tenant compte du niveau de vie du congolais moyen. Ce projet noble n’atteindra certainement pas ses objectifs premiers.
Au pourtant,  les logements sociaux pour tous : c’est possible. Ma démarche consiste à conseiller aux pouvoirs publics de réaliser les projets immobiliers sociaux sur toute l’étendue du territoire national et modifier en cinq (5) ans la face du Congo en s'appuyant sur la terre argile.
En effet, cette ambition ne peut être possible que si les matériaux à utiliser dans les constructions sont à prendre  localement. Or, ce que nous offre la société AB Construction, la société israélienne en charge du projet des 1.000 logements de Kintélé, est du fibro-ciment.
En plus de poser demain les problèmes de santé publique évidents pour les futurs habitants de la cité de Kintélé en raison de la présence de l’amiante, ce mélange fait d’amiante et de ciment revient cher malgré les économies à réaliser comparativement aux constructions en cours à Mpissa et au Camp 15 août.
Avec 50 milliards de FCFA, le Congo peut sortir de terre 50.000 maisons de 60 m2 habitables composées de 2 chambres, salon, douche, cuisine, salle de bain. Chaque département du Congo pourra prétendre à l’affectation de 5.000 logements. Nous utiliserons pour cela comme évoqué plus haut, de la terre argile.
La terre argile est une matière que l’on trouve en quantité importante au Congo. Les projets de construction de logements sociaux au Congo ne devraient pas se faire sans l’intégrer. Les exemples sont innombrables à travers l’Afrique où les réalisations immobilières à caractère social ont été faites avec de la terre argile.
C’est le cas en Afrique du Sud, au Rwanda, au Mali, au Benin, au Togo. Et timidement dans notre pays avec le groupe CEREC-ISCOM. Toute politique qui consiste à développer dans un pays les logements sociaux doit tenir compte du niveau de vie des populations ciblées. 70% des congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté. Avec moins d’un dollar par jour. Pour ces congolais, il faut quel type de logement ? Pour quel budget ?
La réponse se trouve dans les constructions à partir de la terre argile en brique de terre compressée. Tant nos possibilités ne peuvent nous permettre de nous offrir les maisons à partir des matériaux dits modernes. Il faut juste que soient garantis la qualité et le beau. Ce que la terre argile peut nous donner.
Ce système de construction nécessite 95% de terre argile, 5% de ciment, de l’eau et de la main d’œuvre si abondante dans notre pays.
Le coût de revient d’une brique à base de ce procédé revient à 25 FCFA. La construction d’une maison suivant la superficie retenue plus haut nécessite la réalisation de 5.200 briques soit 25 FCFA X 5.200 briques = 130.000 FCFA.
Les mêmes briques nous permettent de réaliser des toitures en forme de voûte comme au Moyen-Orient et à Ouagadougou au Burkina-Faso visibles dans le quartier chic dit OUAGA 2000.
Elles nous permettent aussi de façonner le sol (32 briques pour 1m2), de réaliser les dalots dans la concession, d’ériger la clôture et de paver la devanture de la parcelle de terrain, contribuant ainsi à la beauté de nos ruelles.
Il faut compter en tout 11.000 briques soit 275.000 FCFA pour rendre réalisables hors installations électriques et autres finitions : les fondations, les murs, le toit, le sol, la cour, la clôture et la devanture.
Théoriquement, s’appuyant sur le coût des matériaux de construction importés, nous pourrons avoir une maison complètement finie à 1.000.000 FCFA hors coût de terrain que l’Etat va exproprier aux propriétaires terriens et hors coût de la main d’œuvre.
Avec ce schéma, on peut parler de logements sociaux car proposés aux congolais moyens avec le bénéfice de l’Etat à 3.000.000 FCFA sur 25 ans, ils l’auront à  10.000 FCFA par mois et pourront vivre des conditions décentes dans un environnement sain.
Ce projet peut être réalisé en moins de 3 ans et de 3 ans en 3 ans sur une période de 9 ans, tous les congolais pourront prétendre à un logement  moderne avec de la brique de terre compressée.
Sur cette période, pas moins de 25.000 emplois directs seront crées ainsi que 60.000 emplois indirects, le pays sera transformé en véritable chantier et le chômage tant décrié cessera. Il s’arrêtera net. La circulation financière apportera la joie dans les cœurs et le rêve congolais du bien-être relancé.
ELVIS NGATSE
elvisjunior73@gmail.com
Immobilier

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