Congo Brazzaville-Pétrole : Pilatus Energy Congo, socle de l’unité nationale ?




Les récentes guerres que le Congo a connu, semblent avoir pour origine le pétrole. Et si le pétrole était la cause de nos problèmes et le moyen par lequel l’unité du pays peut-il se reconstruire? La question est posée.

Exploité dans le sud du pays, plus précisément dans le Kouilou, le pétrole a vu son exploitation lancée chez nous, dans les années 1950 et 1960 à travers les petits gisements sur la côte.

Le pétrole a connu son développement dans les années 1980 avec la mise en exploitation des gisements offshore. Le Congo produit aujourd’hui 350.000 barils par jour, loin derrière l’Angola, qui revendique 2.000.000 de barils par jour.

Depuis les années 1980, le pétrole n’a cessé de diviser la classe politique congolaise. Sa gestion est souvent critiquée, et toute la lutte pour la conquête du pouvoir chez nous, se résume au contrôle de cette matière première.

Le pétrole est aussi à la base de la montée du tribalisme primaire chez nous. Du fait qu’il soit exploité au sud Congo, a fait développer auprès de certains esprits minuscules, le concept de Congo utile et de Congo inutile.

Le sud Congo serait utile, parce que le pétrole contribue à plus de 80% aux recettes de l’Etat. Le nord Congo serait inutile, parce qu’aucune ressource exploitée là-bas, ne peut peser autant que le pétrole dans les recettes mobilisables du pays.

Mis à part le facteur démographique, plutôt favorable au sud Congo, avec plus des ¾ de la population congolaise, certains compatriotes arrivent à demander sans état d’âme, la scission du Congo en Congo-nord et en Congo-sud, lorsqu’ils ne demandent pas simplement, de créer en plus des deux Congo, un autre au centre, pour lancer le projet du fédéralisme congolais.

D’autres compatriotes, justifient le fait de rester au pouvoir au prix de mille et une tricheries aux élections sans citer les crimes et les atteintes aux libertés, en raison de la peur de se voir broyer par le Congo majoritaire.

Se développent dès lors chez nous, les théories en tous genres de type : après moi c’est le chaos, nous avons attendus plus de 25 ans ou encore il y a quoi là-bas.

De tout ce qui précède, il n’y a pas la place pour l’unité nationale dans ces considérations. Les hommes politiques congolais sans exception, sont tous logés à l’enseigne de la tribu reine.

Que de travailler pour l’unité nationale, ils préfèrent plus leur tribu et cultivent partant, la division des enfants d’un même pays. Chacun d’eux, constitue autour de lui, un bloc tribal, pour accéder ou conserver le pouvoir. Sans vision aucune pour le développement harmonieux du pays.

Et si le pétrole aidait à construire l’unité nationale ?

C’est à cette question que nous tenterons de répondre. En s’appuyant sur les éléments avancés ci-dessus. En effet, si le pétrole est la cause principale des divisions chez nous, il va falloir trouver la même ressource au nord du pays pour jouer à l’équilibre. L’équilibre suppose au moins deux paramètres.

Ainsi, le pétrole du sud sera sur la balance économique nationale avec le pétrole du nord. C’est pourquoi, nous soutenons le projet Pilatus Energy Congo.

Pilatus Energy Congo a été créée en 2006. Elle est dirigée par Mr Abaas Youssef. Elle s’est engagée dans l’exploration onshore dans la Cuvette congolaise et les résultats obtenus à ce jour sont encourageants. La production du pétrole dans cette partie du pays serait une question de temps.

Avec l’arrivée prochaine des premiers barils du nord, nous sommes certains que l’unité du pays ne sera pas malmenée comme elle l’est aujourd’hui, par les chantres de la division nationale de tous poils.

Les discours portant sur la peur d’être marginalisé parce qu’on n’a pas le contrôle du pétrole, ou ceux relatifs au mépris de l’autre parce que chez lui semble t-il, rien d’économiquement viable n’existe, céderont la place à l’unité du pays.

Ce qui nous conforte par ailleurs dans nos convictions. Le problème du Congo est socio-économique. Il nous faut à la tête du pays des managers. Des citoyens qui gèrent le pays comme une entreprise.

Il faut mettre en place chez nous un plan Marshall. Ceci passe par  la tenue d’une conférence nationale socio-économique. Celle-ci identifiera les besoins en termes de développement de tout le pays, du nord au sud, chiffrera les réalisera à faire et en fixera le délai d’exécution.

Dès lors, il n’y aura plus de projet de société façon chemin d’avenir de Denis Sassou-Nguesso. Le projet qui comptera peu importe celui qui sera aux affaires, sera celui arrêté par la conférence nationale          socio-économique.

Qui comme moi pense que nous pouvons développer cette idée ?

Poursuivons la discussion sur elvisjunior73@gmail.com


Elvis NGATSE



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