Drame de Mpila : la question du relogement des sans-abri



Le dimanche 04 mars, le camp blindé de Mpila à Brazzaville, a vu le départ d’un incendie, qui a occasionné une série d’explosions, ayant entraîné la destruction de plus de 200 vies, fait 1.500 blessés et mis à la rue,  5.000 personnes.

Depuis, l’incendie a été maîtrisé, les secours organisés, et l’aide humanitaire internationale attendue se met progressivement en place. Les jours à venir seront meilleurs, en matière de prise en charge des blessés.

Dans les sites retenus par le Ministère des Affaires Sociales et de la Solidarité, les tentes sont disposées et les bienfaiteurs de tous poils, commencent à apporter des vivres, des habits et des médicaments aux compatriotes qui ont tout perdu.

Image aléatoire des dégâts causés par le drame de Mpila


Dans les quartiers de Ouenzé, Talangai et Mpila, qui ont été soufflés par l’onde de choc de la catastrophe du camp blindé, aucun retour n’est possible pour des centaines de familles. Elles n’ont plus simplement de maison. Le Tsunami sans eau est passé par là.

Se pose alors la question du relogement de celles-ci. Etant donné que la vie dans les tentes ne saurait durer. Le Congo ne dispose d’aucune structure qui peut héberger durablement les sans-abri. La capacité hôtelière de la ville capitale, ne peut satisfaire le nombre de personnes qui dorment aujourd’hui à la belle étoile.

D’où l’urgence de mettre en place, les techniques de construction rapide de type coffrage à cages. Ce système n’a rien à voir avec l’usine des maisons préfabriquées de Djiri. Il s’agit ici, d’un système à moule, réutilisable 3.000 fois, qui peut réaliser une maison par jour.

Vendu avec accessoires à 100 millions de Fcfa, l’Etat peut en commander une vingtaine soit un investissement de 2milliards de Fcfa , et ainsi réaliser au rythme de 20 maisons par jour, plus de 5.000 maisons en huit (8) mois avec un coût de revient de 3millions de Fcfa par maison de 100 m2 hors toiture, carrelage et main d’œuvre .

De quoi en moins d’une année, effacer les stigmates de la catastrophe du camp Mpila, et permettre aux familles de regagner leur quartier avant la fin de l’année dans un confort de type pavillonnaire.

Au moment où le deuil national est décrété, le jour où seront portés sous terre nos regrettés compatriotes, il faudra que le Gouvernement informe les sans-abris, sur les mesures du relogement qu’il envisage prendre. La solution moule apaisera les cœurs et l’attente sera supportable pour tous ceux de nos compatriotes qui traversent les heures noires de leur existence.

Poursuivons la discussion sur elvisjunior73@gmail.com

Elvis NGATSE




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