Le mali et le Congo : même réalité ?
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| Le déni de la réalité est-il la chose la mieux partagée par les dirigeants africains? |
En
tout cas, sur un point : le déni de la réalité. C’est la leçon que nous
pouvons retenir, du coup de force qui a eu lieu, au Mali, hier 22 mars.
En
effet, informé du mécontentement des militaires, à la suite des revers
enregistrés par ceux-ci sur le front nord, face aux rebelles touaregs par
manque de moyens logistiques, Amani Toumani Touré se laissait rassurer par
lui-même, que la situation était sous contrôle.
Informé
de la progression des mutins, ainsi que de leur intention d’en découdre avec
son régime, l’ex-Président malien, Amani Toumani Touré, déconnecté de la
réalité, a dit que la situation était sous contrôle.
Surpris,
il doit le regretter aujourd’hui, dans sa cachette de l’Ambassade des USA à
Bamako, à deux mois de la fin de son mandat à la tête de son pays.
Sortie
ratée, pour cet ancien putschiste, jeune lieutenant-colonel instigateur du coup
de force contre Moussa Traoré le 26 mars 1991, devenu depuis général, à qui ce grand pays d’Afrique
de l’Ouest, doit sa démocratie avortée.
Le
déni de la réalité voit-on, a eu raison du pouvoir d’Amani Toumani Touré.
Bonnet blanc, blanc bonnet avec le Congo ? Certainement. C’est l’impression
que nous avons, au regard de la gouvernance actuelle du Congo-Brazzaville.
Dans
les discours du Président de la
République , l’autosatisfaction outrancière, revient à
longueur de lignes. C’est comme si, tout allait bien dans notre pays : santé,
emploi, éducation, logement, etc.
Un
véritable déni de la réalité, qui frise souvent avec le cynisme, quand nous
voyons que plus de 70% de nos compatriotes, vivent dans une extrême pauvreté
soit avec moins de 480 FCFA par jour.
Et
quand nous voyons nos écoles sans bancs, nos hôpitaux dépourvus du minimum, nos
jeunes subir un chômage massif et des casernes militaires côtoyées les
populations.
Jusqu’au
jour où, ce 04 mars dernier, les explosions du camp des blindés à Mpila, sont
venues montrées aux yeux du monde, et rappeler à nos dirigeants, qu’ils ne maîtrisent rien.
Ils
ont été surpris et se sont vite rendu compte, du dénuement total dans lequel se
trouvent nos hôpitaux, de l’affairisme des militaires, du dysfonctionnement au
sommet de l’Etat et du délitement des valeurs dans notre pays.
Car
sur ce dernier point, comment expliquer, que l’on vole les aides humanitaires
où que l’on accepte d’identifier un cadavre dans le seul but d’encaisser l’allocation
d’urgence de 3 millions mise à la disposition des familles éprouvées ?
Telle
est la réalité du Congo d’aujourd’hui. Congo de la faim, des catastrophes
évitables, de la perte des valeurs ancestrales, du délabrement des hôpitaux, de
l’affairisme des militaires, du chômage des jeunes, de la maladie. La liste est
longue.
A
côté, c’est l’autosatisfaction outrancière des tenants du pouvoir, dans un pays
qui manque de tout. Où la majorité souffre en silence. Où les affidés du
pouvoir, leurs enfants et leurs maîtresses, narguent le peuple par l’insolence
de leurs parcs autos et de leurs biens immobiliers.
Déni
de la réalité ? Avec le Mali, nous avons vu hier, les conséquences d’une
telle attitude. Nous appelons depuis, à
la mise en place d’un revenu minimum d’attente pour les chômeurs, à la
convocation d’une conférence nationale socio-économique, à la détribalisation
de la fonction publique, etc.
Sommes-nous
écoutés ? Pas encore. Nous espérons l’être assez rapidement. Pour éviter
aux gouvernants du Congo-B, de se retrouver comme ATT, s’ils ont un peu de
chance, demain dans une cachette d’une ambassade occidentale, accréditée chez
nous.
Poursuivons
la discussion sur elvisjunior73@gmail.com
Elvis
NGATSE

slt
RépondreSupprimerpeut etre je suis pas dans le sujet selon moi l afrique devrait plutot se concentrer sur le developement que sur la guerre car rien a jamais evoluer dans la force en plus il y a plus de problemes a resoudre que de se combattre et l on a toujours note que ce qui ont acquis le pouvoir par la force l on toujours quitter de la meme maniere