Scandale dans un pick-up de la police congolaise




Mois de mars, mois de la femme ? En tout cas, à Brazzaville, cette fête a fait l’objet d’un relai médiatique sans précédent. Aujourd’hui encore, sur TV Congo, les griots du pouvoir continuent de célébrer cette journée à toutes les sauces événementielles.

Seulement voilà, au moment où les hautes autorités du pays, officiellement, disent tout faire pour respecter et faire respecter les droits de la femme, la soldatesque à leur solde, s’évertue à la chosifier chaque jour un peu plus.

Comme en témoigne, cette vidéo qui circule depuis quelques jours sur Facebook (Suivre ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=RrkCdUtCMRs&list=WLB0496B2CD5739B97) où l’on voit clairement, deux jeunes filles étalées comme du bétail mort, dans un des pick-up de triste mémoire, de ce que l’on continue d’appeler encore au Congo, la Police Nationale.



Sur les images diffusées sur Facebook, les deux jeunes filles de moins de trente (30) ans, sont allongées au milieu du pick-up entourées par sept (7) malfaiteurs, que l’on distingue très bien, déguisés en tenue de flics.

La scène se déroule à hauteur de la station Majoca, au quartier dit plateau des 15 ans, où les criminels habillés, avaient sans nul doute, marqués un arrêt pour se ravitailler en carburant, avant de s’ébranler dans la nuit noire de Brazzaville, poursuivre leur course folle à la recherche d’autres victimes.

Sur les images, un des bourreaux des deux jeunes filles, se permet sous les encouragements de ses acolytes, d’écarter leurs cuisses pour y installer au centre, une cigarette si ce n’est du chanvre indien, comme pour demander à leurs parties génitales de fumer.

On peut voir sur les images diffusées, quelques badauds présents à cette station service, qui ont assisté à cette scène des plus insolites, sans réagir, dans une ville censée devenir à terme, la Capitale d’un pays émergent à l’horizon 2025. Emergence de mes couilles oui. Avec quelle police ?

On peut bien identifier sur les images de cette vidéo, les auteurs de cette honte nationale. Ceux qui sont actuellement à Brazzaville, sans faire partie des associations bidon des femmes, peuvent saisir le Procureur de la République, pour intenter une action contre la «  Police congolaise ».

Car compter sur les associations de ses crapules de la République, qui sont toutes à la recherche d’un positionnement politique, c’est faire comme elles, c’est-à-dire, faire reculer la cause de la femme congolaise.

Les concours miss « mama kilo » et les cérémonies festives de la classe dirigeante, intéressent plus celles qui prétendent défendre la cause de la femme, que de s’indigner face aux exactions que leurs sœurs subissent au quotidien, dans un pays où être policier est synonyme d’avoir le pouvoir de vie et de mort sur les autres citoyens.



Poursuivons la discussion sur elvisjunior73@gmail.com

Elvis NGATSE

Commentaires

  1. Les hommes sont vraiment des êtres abominables. En face de nous, ils nous flattent en nous appelant maman, tantine ou sœur. Dans notre dos, ils nous injurient et se moquent de nous avec leurs amis ou frères hommes après avoir eu des relations sexuelles avec nous. Quand on essaie d'attirer leur attention sur la dégradation de la condition féminine, ils disent que les Africains sont meilleurs que les Occidentaux, que la situation de la femme en Afrique n'a rien à avoir avec celle de la femme en Europe parce que les femmes ont dirigé des royaumes en Afrique. Les femmes doivent mettre de côté le combat pour leur dignité, continuer à recevoir les coups des hommes sans broncher, pour participer au combat contre le néo-colonialisme sous peine d'être traitée de féministe.

    Vous autres hommes, vous êtes, à quelques exceptions près, tous coupables. Il y a 3 catégories d'hommes :
    - ceux qui font souffrir directement les femmes;
    - ceux qui se taisent et approuvent les premiers par solidarité masculine, ils vont même jusqu'à faire passer les victimes pour coupables dans le but de dédouaner leurs frères hommes;
    - la minorité malheureusement marginale et désintéressée qui ose dénoncer.

    Je souhaite de tout mon cœur que les femmes, de tous les continents, un jour se lèvent accompagnés des rares hommes qui les respectent, qu'elles crachent à l'unisson sur ce tas d'immondices, sur tous ces mâles hypocrites et indignes de porter l’appellation d'êtres humains, qu'elles les écrasent sous leurs talons et leur offrent un aller simple pour le séjour des morts.

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  2. Pourquoi la vidéo a-t-elle disparu? Pour protéger les hommes? Il y a plein de photos de nues sur facebook qui ne sont jamais censurées?

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  3. Une personne a retrouvé la vidéo et depuis, elle est sur Youtube. Voir le lien dans le corps du texte. Pour ma part,j'ai fait ce qui est en mon pouvoir, c'est-à-dire, dénoncer cet état de choses. Ceux qui sont à Brazza, peuvent engager une action en justice, afin d'éviter que pareille barbarie ne se reproduise.

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  4. Le lien n'est plus valable. Celui-ci est encore en ligne :
    http://www.youtube.com/watch?v=RrkCdUtCMRs&list=WLB0496B2CD5739B97

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